Il est question d'une vie,
peinte au pinceau des mots,
certains seront plutôt gris
ils diront tous mes maux
d'autres seront bleus
dessineront l'amour
en graphes harmonieux
et finiront par toujours
peinture d'une vie
avant la grande nuit
Toussaint chagrin, pas d'enfants souriant
Elle me refuse le droit de les voir, haine
Elle partagea la moitié de ma vie d'avant
L'arbre cachait la forêt, reste ma peine
Bois sombre, son prénom, sa définition
Sylvie, s'il vit, acharne toi tant que je vis
Vengeance d'une vie ratée, hallucination
Personnalité frustrée, enfin c'est mon avis
Mes enfants j'ai mal, du baiser pas donné
Du câlin que je n'aurais pas de mon bébé
De la tendresse pudique de mon fils aimé
Car une femme peut-être pure méchanceté
Ta marée noire visqueuse, souille mes récifs
Ta boue irrisée salit mes côtes et mon coeur
Les flancs de ta carcasse herrissée d'abrasif
Tue ma nature, pollution de tes viles humeurs
Il faudra des décénnies pour recréer l'espace
Détruit par ta rancoeur, que repousse le beau
Ton image de mon cerveau doucement s'efface
Le suc amer de ta colère t'emporte au tombeau