Il est question d'une vie,
peinte au pinceau des mots,
certains seront plutôt gris
ils diront tous mes maux
d'autres seront bleus
dessineront l'amour
en graphes harmonieux
et finiront par toujours
peinture d'une vie
avant la grande nuit
Les nuits dérivent sur mon néant,Les yeux ouverts, caisses videsRadeaux de planches sur l'océanChargés de corps aux teints livides Errant vers des noirceurs inconnuesDans l'espoir d'un linceul d'écumeCachant au passant leurs peaux nuesLeurs chairs putrides qui encore fument Ma nuit est celle là, malgré mon bonheurMon insomnie, d'humain porte le prénomTu dors, je veille, turpitudes de l'humeurJe suis un avatar de rien, un fou, un démon Je suis là, las, hélas! moi sous ton toitLe héros, éros, un zéro, une fois de tropJe suis la lie de ton lit, jusqu'à l'allalieMon corps, au cor réponds c'est trop Ta fatigue est factice, mon désir me déchireJe te regarde, tes yeux bien clos tu gardesDe te voir t'assoupir, m'échappe un soupirMes noires pensées s'envolent, hagardes