

<o:p>
On se croise, on ne se voit pas, dans notre bulle,<o:p></o:p>
Prisonnier de notre individualisme, notre cellule<o:p></o:p>
Ils sont trop nombreux, on peut pas tous les saluer<o:p></o:p>
Imaginons qu'on s'arrête, dans l'idée d'évoluer<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Juste un instant, qu'enfin on prenne un peu le temps
<o:p></o:p>
Juste pour un regard, pour un sourire, simplement<o:p></o:p>
Pour savoir qui est cet autre, regarder son visage<o:p></o:p>
Partager sa richesse, de lui, faire l'apprentissage<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Donner ce qu'on est, donner quelques minutes
<o:p></o:p>
Découvrir, prendre le risque qu'une amitié débute<o:p></o:p>
Echanger ses coordonnées, si le feeling passe<o:p></o:p>
Repartir avec dans la tête, son image, son espace<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Penser à lui comme il pense à vous, s'inquiéter
<o:p></o:p>
Quand il a des soucis, le soutenir dans l'adversité<o:p></o:p>
Savoir qu'il est là, les soirs blues, pour faire rire<o:p></o:p>
Mutuellement s'embellir et de l'autre se nourrir<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Ça cest de l'utopie, dans la rue on ne peut aborder
<o:p></o:p>
L'autre sans renvoyer l'image d'un esprit désaccordé<o:p></o:p>
Alors je le fais dans mon virtuel, sur la toile mondiale<o:p></o:p>
Et je vous rencontre, vous qui lisez mon petit éditorial
