Pensées contraintes à demeurer dans le cerveau,<o:p></o:p>
Par des années d'éducation peuplées de maux,<o:p></o:p>
Se taire, fermer la porte aux paroles négatives,<o:p></o:p>
Garder en soi toutes ces charges explosives,<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Ne pas rajouter de la souffrance à la peine,
L'histoire de quatre gamins de porcelaine
Pas de papa, pas d'argent, trop d'enfants,
Juste une pseudo-maman à l'amour absent
<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Une vie d'adulte en compagnie d'une ombre,
Toile dégradée de couleurs claires et sombres,
En bas, au coin, la signature : provocation
Vendue aux enchères de la séparation.
<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Période de maux et de mots en cascade,
Bruyants comme un torrent en saccade,
Des mots lancés comme des couteaux,
Touché au coeur, mutisme d'à-propos.
<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
L'insavoir du dire, emmurer le négatif
Le cerveau plein d'agacements abrasifs,
Ne plus pouvoir les retenir emprisonnés,
Les libérer en explosion désordonnée.
<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Prendre conscience de cette violence,
Des mots chargés de cette impatience,
Trempés à l'acide de l'exubérance,
Se déversants en jets d'intempérances
<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Et après, se retrouver vidé, effaré
Se culpabilisé de l'être que lon est,
Haïr, soi-même et ses géniteurs, se détester,
S'excuser, mais avoir fait mal à l'être aimé,
<o:p></o:p>
<o:p> </o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Alors pour la première fois, analyser
Conscientiser, être sur du verbe aimer,
Apprendre à dire sans retenir, simplement,
Positif, négatif qu'importe, tendrement,<o:p> </o:p>
<o:p></o:p>
Arracher ce piment sur la bouche.