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Il est question d'une vie, peinte au pinceau des mots, certains seront plutôt gris ils diront tous mes maux d'autres seront bleus dessineront l'amour en graphes harmonieux et finiront par toujours peinture d'une vie avant la grande nuit

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Boule qui roule

                        

 

Une boule roule et se cogne violemment,<o:p></o:p>

Noire, dure et hérissée de pointes acérées,<o:p></o:p>

Là, au creux de mes entrailles, je la sens,<o:p></o:p>

Elle déchire mes chairs, m'’interdit de respirer<o:p></o:p>

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Parfois, elle demeure tapie dans l'’ombre, vile,

Sans un mouvement, seul son poids la trahit,

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Lourde tel un amour mort, souvenir qui mutile

Elle perfore mon corps et jamais je ne l'’oublie

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Et soudain, par un détail, une voix, une image,

Mes pensées se font hémophiles, la boule roule

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Plus fort encore, plus mal me fais ton visage

De mon corps, remonte des odeurs de goules

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Putréfaction d’'une idylle en décomposition

Corps soumit à des soubresauts nauséeux

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Et mes larmes coulent, comme une punition.

S'embrument et se bouleversent mes yeux,

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Alors, l'’insoutenable souffrance redémarre,

Tout ce cortège de questions qui me hantent,

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Procession funèbre d'un enterrement barbare

Interrogations aux réponses trop sanglantes.

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Remords de n'’avoir pas fait ce qu’'il fallait,

De n’'avoir pas su dire ce que tu attendais,

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De ne pas t’'avoir aimé comme tu aimais

De t’'avoir trop aimé, plus que tu m’'aimais.

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A bout de force, de peine et de souffrance

De malheur au plus profond de mon coeur,

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Après avoir, à la bouteille fait allégeance,

Je sombre dans ces nuits noires de terreurs.

 

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Alors, dans ces moments là, la boule se tait,

Elle laisse place au vide de mon grand lit,

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Aux cauchemarêves où dans mes bras tu es,

Au réveil, je sais que toute ma vie sera ainsi.

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